samedi 23 mai 2015

Le saviez-vous ?

"La rue du Pélican, située dans le 1er arrondissement de Paris, tire son nom de la déformation d'un nom obscène, qui lui avait été donné en raison de la population de prostituées qui l'habitait : rue du Poil-au-con." (source : Wikipédia, qui lui-même tire cette explication du Dictionnaire historique des rues de Paris, écrit par Jacques Hillairet et disponible aux éditions de Minuit).

De même, la rue du Petit-Musc, située dans le quartier parisien du Marais, doit son nom au fait qu'elle "était anciennement fréquentée par les prostituées et s'appelait alors la rue Pute-y-Muse, de l'ancien français muser, flâner, ou Pute-y-Musse (la putain qui s'y cache), devenue successivement par corruption Petit-Musse, Petit-Muce puis Petit-Musc." (source : Wikipédia

Décidément, nos ancêtres avaient un langage fleuri et bien moins policé que le nôtre. Que la bienséance fait perdre de poésie à ces rues, qui sinon n'aurait guère d'histoire !
 

dimanche 2 mars 2014

J'habite une île...

Une île pleine de rockers fous. Une île où les guitares électriques crachent leur fiel dès le matin. Une île entourée d'un flot ininterrompu de joggeurs fous. Une île d'où l'on ne peut s'échapper avant 16h de l'après-midi. Une île où les badauds s'attroupent pour regarder la mer et le son électrique des guitares. Une île au milieu de la ville. Aujourd'hui, c'est le semi-marathon de Paris.

Je hais les joggeurs. Pourtant, je cours moi-même. Je hais les joggeurs qui courent en masse. Comme s'ils n'avaient qu'un seul cerveau. Je hais les joggeurs avec leurs tenues bariolées, leurs couleurs criardes et leur look de sportif (parce que, bon, faut s'entretenir). Bref, ce matin, je suis reclus chez moi, alors que le soleil radieux invitait à faire vrombir le moteur et déguerpir à la campagne. Je hais les joggeurs parisiens.

A part cela, le salon de l'agriculture, ce n'était pas top. Animaux parqués, limite dépressifs. Stands de boustifaille sentant la raclette et la vinasse (rien de mieux quand vous êtes devant un stand d'huîtres). Visiteurs avec des trognes de péquenots bourguignons (j'adore la Bourgogne, mais force est d'admettre qu'elle a produit quand même pas mal de tueurs en série) ou jeunes couples bobos emmenant la marmaille toucher les bêtes (parce que, bon, faut qu'elles aient vu une vache avant leur 18 ans). Je n'aime pas cette France-là, celle qui se complaît dans sa culture grégaire, la franchouillardise de la terre et le boboïsme de la ville.

A noter tout de même, et c'est un point positif, de nombreux couples d'immigrés, d'origine musulmane (plus souvent près du stand des moutons que celui des porcins, mais bon) ou d'origine extrême asiatique (plus souvent près du stand des volailles que celui des vaches, mais bon). Je loue leur curiosité et j'admire le choc des cultures.

PS : la maxime du jour est "tout homme vend quelque chose, le commerçant vend sa marchandise, l'ouvrier vend sa force de travail et le rentier vend son droit d'usage du capital. La différence, c'est que tout n'a pas le même prix."