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mercredi 2 janvier 2019

Un diplôme pour les députés

Idée folle ou impérieuse nécessité ? Et si l'on imposait aux députés et sénateurs français de suivre une formation ad hoc, sanctionnée par un "diplôme" ?

Nos députés et sénateurs n'ont besoin d'aucun diplôme pour se présenter aux élections, égalité oblige. Tout citoyen, quel que soit son bagage scolaire, peut se présenter aux élections, les conditions d'éligibilité étant aisément remplies dès lors qu'on est à jour de ses droits civiques (voir par exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ligibilit%C3%A9_en_France ou le site du ministère de l'intérieur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Etre-candidat). Il y a bien une condition d'âge pour être sénateur, 24 ans révolus,  mais qui a dit que la valeur attendait le nombre des années ?

En pratique, beaucoup de personnes politiques ont suivi un cursus en sciences politiques, que ce soit à Sciences Po, à l'ENA ou à l'université. Et si ce n'est pas le cas, le jeune député frais émoulu trouvera rapidement, voire sans l'avoir même cherché, une armée de candidats assistants parlementaires ayant suivi lesdits cursus. Alors pourquoi une formation supplémentaire ?

La première raison est peut-être justement l'égalité entre les citoyens. Qui n'a pas étudié les sciences politiques dans sa jeunesse se sentira très probablement démuni pour être candidat à la représentation publique au cours de sa vie, songeant qu'il ou elle démarre avec une longueur de retard par rapport aux professionnels de la politique. Dommage de se découvrir une vocation sur le tard, et d'y renoncer parce qu'on n'avait aucun intérêt pour la chose au sortir du baccalauréat (et ne me faites pas croire que les cours d'instruction civique obligatoires ou le "parcours citoyen" mis en place par l'éducation nationale n'ont dégoûté personne).

Au contraire, s'il était acquis que tout député, fraîchement élu, devait commencer par suivre une formation à son nouveau métier avant de siéger, tout le monde saurait qu'il n'a rien à envier aux politiciens de métier. Voire qu'il sera mieux préparé que les vieux de la vieille, qui se seraient dispensés de ladite formation en exhibant un vieux diplôme de Sciences Po, et qui continueraient à exercer leur mandat d'après les idées poussiéreuses de leur parti d'attache.

La deuxième raison pour une telle formation est, elle-aussi, évidente : c'est la complexité du métier. 
Combien de députés arrivent à la fin de leur premier mandat avec la satisfaction, mêlée du regret que cela ait pris tant de temps, qu'ils comprennent enfin les rouages de l'Etat et de l'appareil législatif, qu'ils maîtrisent enfin leur métier et qu'ils peuvent donc enchaîner sur un deuxième mandat - et ceci sans le moindre scrupule, puisque les voilà devenus compétents (en un seul mot... quoique) !

Oui, c'est un métier. Un vrai métier, où les convictions politiques et sociales chevillées au corps ne suffisent pas pour être efficace. Il faut, par exemple, des connaissances sur :
- l'organisation administrative et territoriale du pays,
- la manière de fabriquer les lois,
- le corpus législatif et réglementaire préexistant,
- la comptabilité budgétaire de l'Etat et des organismes sociaux,
- l'économie politique des réformes,
- la démographie et la sociologie du pays (qui ne s'apprennent pas que sur le terrain à serrer des pognes sur les marchés ou dans une permanence...)
- etc. Oserais-je ajouter : quelques rudiments de macroéconomie et de microéconomie pour éviter de raconter n'importe quoi sur les milliards qu'on aimerait faire valser de droite à gauche (au sens propre comme au figuré) ?

Bref, une formation. Par exemple, de 6 à 12 mois, à plein temps. Payée et rémunérée par l'Etat, entre le moment où les députés sont élus (juin) et le moment de leur prise de fonction effective à l'Assemblée (on pourrait décrêter janvier, non ?, une fois passé le vote du PLF et PLFSS par l'assemblée précédente - de toutes façons, les députés élus en juin n'ont que peu de prise pour infléchir le PLF/PLFSS de l'année suivante, vu que les discussions budgétaires commencent dès le printemps, avant même leur arrivée à l'Assemblée).

Formation dit examen. Je verrais bien cela façon examen du Code de la route, pour avoir le permis de conduire son mandat. En cas d'échec à l'examen, l'aspirant député serait démis de son mandat (on lui laisserait un tour de rattrapage avant, ne soyons pas vache !) au profit de son suppléant, élu en même temps que lui (lequel doit donc aussi suivre la formation et réussir l'examen). L'échec complet du député et de son suppléant signifierait élection législative partielle, avec nouveau vote des électeurs dans la circonscription concernée vu qu'ils avaient choisi un binôme de tocards... (ce qui signifie que, comme le baccalauréat, les résultats à l'examen sont de notoriété publique).

Ceux qui souhaiteraient se dispenser de la formation pourraient le faire, en justifiant qu'ils ont déjà suivi un cursus au moins équivalent. En conséquence, ils ne seraient pas rémunérés durant le temps de ladite formation. Ils devraient néanmoins réussir l'examen final pour être admis à siéger. Si l'on fixait le seuil de réussite à l'examen à 35 bonnes réponses sur 40 questions, j'imagine d'ici le nombre de députés, dits chevronnés, qui ne feraient pas les malins... (donc nature de l'examen et critère de succès restent ouverts au débat).

Sur certaines grandes questions de société (climat, nucléaire...), l'Etat fait bien l'effort de former des citoyens volontaires pour qu'ils s'acculturent au sujet, puissent dialoguer avec les experts et participer efficacement au débat public, dans le cadre de conférences de citoyens (voir : https://www.debatpublic.fr/). Pourquoi ne pas le faire pour ceux qui décident tous les jours des lois applicables dans notre pays ?

Reste à savoir combien cela coûterait... et si d'aures pays ont déjà testé l'idée avec succès.

samedi 23 mai 2015

Le saviez-vous ?

"La rue du Pélican, située dans le 1er arrondissement de Paris, tire son nom de la déformation d'un nom obscène, qui lui avait été donné en raison de la population de prostituées qui l'habitait : rue du Poil-au-con." (source : Wikipédia, qui lui-même tire cette explication du Dictionnaire historique des rues de Paris, écrit par Jacques Hillairet et disponible aux éditions de Minuit).

De même, la rue du Petit-Musc, située dans le quartier parisien du Marais, doit son nom au fait qu'elle "était anciennement fréquentée par les prostituées et s'appelait alors la rue Pute-y-Muse, de l'ancien français muser, flâner, ou Pute-y-Musse (la putain qui s'y cache), devenue successivement par corruption Petit-Musse, Petit-Muce puis Petit-Musc." (source : Wikipédia

Décidément, nos ancêtres avaient un langage fleuri et bien moins policé que le nôtre. Que la bienséance fait perdre de poésie à ces rues, qui sinon n'aurait guère d'histoire !
 

dimanche 2 mars 2014

J'habite une île...

Une île pleine de rockers fous. Une île où les guitares électriques crachent leur fiel dès le matin. Une île entourée d'un flot ininterrompu de joggeurs fous. Une île d'où l'on ne peut s'échapper avant 16h de l'après-midi. Une île où les badauds s'attroupent pour regarder la mer et le son électrique des guitares. Une île au milieu de la ville. Aujourd'hui, c'est le semi-marathon de Paris.

Je hais les joggeurs. Pourtant, je cours moi-même. Je hais les joggeurs qui courent en masse. Comme s'ils n'avaient qu'un seul cerveau. Je hais les joggeurs avec leurs tenues bariolées, leurs couleurs criardes et leur look de sportif (parce que, bon, faut s'entretenir). Bref, ce matin, je suis reclus chez moi, alors que le soleil radieux invitait à faire vrombir le moteur et déguerpir à la campagne. Je hais les joggeurs parisiens.

A part cela, le salon de l'agriculture, ce n'était pas top. Animaux parqués, limite dépressifs. Stands de boustifaille sentant la raclette et la vinasse (rien de mieux quand vous êtes devant un stand d'huîtres). Visiteurs avec des trognes de péquenots bourguignons (j'adore la Bourgogne, mais force est d'admettre qu'elle a produit quand même pas mal de tueurs en série) ou jeunes couples bobos emmenant la marmaille toucher les bêtes (parce que, bon, faut qu'elles aient vu une vache avant leur 18 ans). Je n'aime pas cette France-là, celle qui se complaît dans sa culture grégaire, la franchouillardise de la terre et le boboïsme de la ville.

A noter tout de même, et c'est un point positif, de nombreux couples d'immigrés, d'origine musulmane (plus souvent près du stand des moutons que celui des porcins, mais bon) ou d'origine extrême asiatique (plus souvent près du stand des volailles que celui des vaches, mais bon). Je loue leur curiosité et j'admire le choc des cultures.

PS : la maxime du jour est "tout homme vend quelque chose, le commerçant vend sa marchandise, l'ouvrier vend sa force de travail et le rentier vend son droit d'usage du capital. La différence, c'est que tout n'a pas le même prix."

vendredi 14 février 2014

La coiffeuse

Petit clin d’œil à Sylvie, un peu stressée mais efficace, qui bosse dans un salon de coiffure du boulevard Saint-Germain. Sur la devanture, il est écrit "masculin". A l'intérieur, ambiance années 1970 avec la musique de FIP (tiens ! comme chez le dentiste ce matin). La clientèle est mixte : vieilles dames du quartier et fils de famille bourgeoise (là je me dis que ça va coûter un bras) ou jeunes hommes pas encore stabilisés dans la vie (en fait, non). Dans l'espace d'attente, trois fauteuils et deux halogènes très design (modernes et classes), ainsi qu'une étagère d'angle accueillant une belle collection de BD (pas eu le temps de terminer mon Léonard !).

L'équipe est un trio : une shampooineuse (la cinquantaine bien tassée - on est loin de la jeune apprentie timide qui fait ses classes), monsieur Joël (seigneur des lieux, qui n'a pas l'air de se presser, ni entre les rendez-vous, ni quand il manie le ciseau) et Sylvie (la femme de monsieur ? sa compagne ? une simple employée ?) qui semble faire tourner la boutique à elle-seule.

Sylvie a sans doute plus de cinquante ans mais la silhouette est encore svelte et dynamique. Une robe de travail sombre, robuste mais jolie, décorée un peu à la manière des tenues folkloriques d'Europe de l'est, s'arrête sous le genou et dévoile des bottines noires à boucle. Une coupe à la Anna Wintour, châtain décoloré vers le blond, et des lunettes sévères cachent un visage qui n'est pas laid. Elle a de l'expérience, et de la sensualité aussi.

Pourquoi, mais pourquoi, l'ombre d'un instant, l'idée traversa-t-elle mon esprit qu'elle ne devait plus compter les jeunes hommes qu'elle avait dépucelés ? En tout cas, je m'y serais bien laissé prendre...

mardi 5 novembre 2013

Se prendre une portière... ou presque

C'était dans la nuit brune, sur l'asphalte jauni par le néon d'un lampadaire parisien, quelque part entre Assemblée Nationale et Le Bon Marché, quartier posh s'il en est. Une jeune femme à bicyclette, derrière laquelle j'embrayais le pas - ou plutôt le coup de pédale - sur mon Vélib de compétition.


Soudain, la portière s'entrouvre d'un gros 4x4 sombre de marque allemande - posh, le quartier - juste devant la donzelle, qui fait aussitôt l'écart et manque de toucher la peinture métallisée.
- Pourriez pas faire attention !
L'homme de rétorquer - oui, ce ne pouvait être qu'un vieux con :
- T'as qu'à mettre des lumières, eh patate ! (c'est qu'il en a du vocabulaire, le nouveau riche à la cinquantaine sportive et à la suffisance capillaire)
S'ensuivit une petite altercation, chacun tenant l'autre pour responsable de l'incident. Scène ordinaire dans un Paris qui fait la guerre aux automobilistes.

Quelques remarques :

- Le code de la route impose aux cyclistes d'avoir un éclairage avant et arrière (http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/spipdgmt/pdf/Eclairage_des_velos_2008-03-05_cle74e6ad-1.pdf). Ne pas en avoir est une infraction rarement sanctionnée à Paris. La donzelle était donc en infraction.
- Le code de la route impose aux automobilistes de ne pas gêner la circulation lorsqu'ils stationnent. Descendre d'une voiture en stationnement est aussi concerné par cette obligation. Le beau gosse quinquagénaire était donc en infraction.
- Ce n'est pas parce qu'un cycliste n'a pas de lumière qu'on est en droit de le renverser. Ce n'est pas parce que le flux de circulation - fût-il constitué exclusivement de deux cyclistes - est prioritaire sur les véhicules en stationnement qu'il ne faut pas faire attention à tout véhicule arrêté.
- Être dans son tort ne donne pas le droit d'insulter les gens. Être dans son bon droit non plus. Même si l'adrénaline vous saisit et que la moutarde vous picote les narines, le calme est toujours préférable.

Juste un regret, si la donzelle avait chuté, l'occasion aurait été trop belle de venir à son secours et d'entamer la conversation. S'introduire dans une altercation qui manquait d'énergie pour être vraiment convaincante était au-dessus de ma timidité naturelle. J'ai passé mon chemin, comme souvent. D'un autre côté, elle n'était pas vraiment mon genre.

vendredi 14 juin 2013

Vieille France

8h15, avenue Daumesnil, ce vendredi matin.
Oh, surprise ! La garde républicaine à cheval.
Probablement en transit entre Vincennes et la caserne des Célestins. Comme une apparition d'un autre âge, semblant sortir tout droit du champ de bataille napoléonien, au travers d'on-ne-sait-quel raccourci spatio-temporel.


Sur son passage, petits et grands sont émerveillés. Le sale gosse arrête de brailler, la jeune mère admire le port altier des cavaliers, le vieux monsieur se souvient, le jeune cadre dynamique rêve qu'il aurait aimé lui aussi avoir un métier sortant de l'ordinaire. Tous garderont ce souvenir ému qui embellira leur journée.


Derrière, symbole de modernité, le cortège équin était suivi de ces engins verts, qui aspergent, aspirent et balaient tout sur leur passage. Comme trois modules mécaniques extraterrestres, ces engins s'affairaient de manière désordonnée, qui aspirant le crottin, qui balayant, pour laisser une avenue propre à l'automobiliste parisien. Car le Parisien aime les traditions d'un autre âge mais le Parisien est râleur et ne supporte guère la contrariété d'un peu de crottin qui risquerait, mon dieu, de perturber la circulation.

Nous vivons une époque moderne.

vendredi 13 juillet 2012

Le zombie du boulot


7h30 : Réveil. L'horaire est raisonnable mais la fin de nuit agitée.
7h40 : deuxième sonnerie...
8h00 : Rasage. La figure est lavée mais la mine défaite. Les infos sont moroses, l'humoriste pas drôle.
8h40 : passage au pressing récupérer un costume et deux chemises.
8h45 : Merde, il pleut !
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9h15 : tourniquet d'entrée, hall, ascenseur, moquette, couloir, porte, serrure, manteau, fauteuil. Clic !
9h20 : "Veuillez redémarrez votre session."
9h24 (oui, on a du matériel informatique performant) : "Veuillez patientez pendant le téléchargement de vos messages (11,4 Mo restants)..."
9h28 (quoique !) : "Veuillez patientez pendant le téléchargement de vos messages (2,1 Mo restants)..."

9h31 : La salle de réunion sent le café noir. Le grand chef n'est pas encore là, sans doute retenu par un imprévu vite réglé (ou une messagerie récalcitrante).
10h13 : Fin de la réunion. Le programme de travail du jour est passé de 2 dossiers à 5. D'ici lundi matin, bien sûr.

10h18 : \Fichier\Nouveau\Mes modèles\Ouvrir
Le marché automobile français est en recul depuis... Pourtant, le volume de production des constructeurs automobiles français s'établit à ..., en progression de ... % par rapport à 2002. La hausse des ventes sur les marchés extérieurs, en particulier en..., contribue à cette bonne performance. [...] Si l'on analyse la répartition géographique de la production, la production automobile sur le territoire français a reculé de ... % en ... années.

10h43 : Le chef (celui qui est sous le chef qui est sous le grand chef) débarque. "Dis, tu as vu le message de Tartempion sur le sujet Machin ? Il faudrait lui répondre. Tu peux me préparer un mail ?"
10h47 : Téléphone. C'est re- le chef. "Tant que j'y pense, il faudrait aussi me faire une synthèse du dossier Bidule pour ma réunion de mardi prochain."
11h02 : La secrétaire débarque. "L'école vient de m'appeler, mon fils s'est blessé à la récréation, il faut que j'aille le chercher, je vais poser mon après-midi en 'garde d'enfant'. A demain."

11h58 : Premier dossier du jour terminé. On va pouvoir s'offrir un break pour faire du sport à l'heure du déjeuner.
12h03 : cafétéria. Merde, pas de sous.
12h15 : sandwich
12h17 : Téléphone. Le programme de travail du jour remonte de 4 à 5 dossiers. Tant pis, on va quand même au sport, la santé, ça compte aussi.
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12h38 : short, T-shirt, baskets.
Grosse suée, le cœur bat la chamade, les poumons partent en lambeaux. Forcément, quand on s'entraîne une fois par mois, on n'a plus la condition physique.
13h40 : douche
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14h10 : Retour au bureau. "Windows a téléchargé des mises à jour. Votre ordinateur doit redémarrer pour les prendre en compte." --> clic sur "Redémarrer ultérieurement." (on ne va tout de même pas se laisser embêter)
14h20 : "Windows a téléchargé des mises à jour. Votre ordinateur doit redémarrer pour les prendre en compte." --> clic sur "Redémarrer ultérieurement." (non mais c'est qu'il insiste en plus !)
14h30 : "Windows a téléchargé des mises à jour. Votre ordinateur doit redémarrer pour les prendre en compte." --> clic sur "Redémarrer maintenant" (ok, t'as gagné)

15h15 : "Rappel : réunion dans 45 min à XXXX. Penser à imprimer les docs avant."
15h18 : bourrage papier sur l'imprimante.
15h19, 20, 21, 22... : débourrage, re-bourrage, débourrage, plus de papier, "Attention, toner bas."
Merde, plus le temps de passer aux toilettes avant de partir. On ira là-bas.
15h25 : manteau, sacoche, clefs, porte, moquette, couloir, descenceur, hall, tourniquet de sortie. Air libre !
15h27 : Merde, il pleut
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15h30 : métro
16h00 : réunion (pourquoi faut-il encore aller à ces réunions inutiles ? et pendant ce temps, les mails qui continuent de s'accumuler... le Blackberry, c'est pas mal mais vraiment pas pratique pour lire les pièces jointes...)
17h40 : métro
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18h15 : tourniquet d'entrée, hall, ascenseur, moquette, couloir, porte, serrure, manteau. Fauteuil !

18h20 : Un collègue. "Salut, je file, j'ai envie de profiter de mon bébé. Bonne soirée."
18h21 : Le distributeur de snack demande le montant exact. Merde, c'est raté pour le Twix.
18h23 : On se remet au deuxième dossier de la journée. Costaud, celui-là !
18h55 : Un autre collègue. "Bonne soirée et bon week-end. Reste pas trop tard."
19h20 : Le chef. "Allez, bon week-end. Dis, tu n'oublies pas mon dossier pour mardi ?"
19h35 : Deuxième dossier du jour terminé. Bon, on s'en fait un petit troisième avant de rentrer, et le reste pour le week-end.

19h37 : Le gars qui vide les poubelles passe. Pas un mot. Il s'excuserait presque de déranger. Pourtant, c'est sympa de voir un gars qui est dans la même galère un vendredi soir.

20h14 : Merde, j'ai oublié le mail de réponse à Tartempion. Allez, ça va prendre 5 minutes.
20h36 : Oui, mais en fait, on ne peut pas lui répondre ça à Tartempion, sinon il va croire que...
20h42 : Bon, cette fois c'est plus clean, il y a tous les éléments et on ne s'engage pas trop. Clic sur "Envoyer".
20h43 : Bon sang, il y a encore des mails qui arrivent à cette heure-ci. A ce niveau-là, c'est limite du spam. Hop, poubelle. Au pire, je dirai que je ne l'ai pas vu.
21h05 : Troisième dossier du jour terminé. Pfiou, c'est pas trop tôt.

21h10 : manteau, sacoche, clefs, porte, moquette, couloir, descenceur, hall, tourniquet de sortie. Air libre ! 21h15 : Merde, il pleut !
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21h28 : Merde, la boulangerie est fermée ! Ah oui, c'est à 21h d'habitude.
21h45 : Tiens, du courrier dans la boîte à lettres : Domino's pizza, la brochure Lidl, une quittance de loyer, un appel aux dons de MSF. Encore des gens qui en ont après mes sous, tous ceux-là ! Jamais une carte sympa d'un ami.
21h48 : Home, sweet home.
21h53 : Merde, le frigo est vide.
22h12 : décidément, les conserves, c'est vraiment pas terrible. Faudra pas en racheter.
22h15 : et en plus, le film est terminé. Y a quoi sur les autres chaînes ?

23h30 : pyjama, brosse à dents, plumard.

Et tout cela pour quoi ? Si au moins c'était pour sauver la France : même pas ! Si au moins c'était pour faire un max de thunes : même pas ! Si au moins c'était pour élever une famille : même pas ! C'est juste pour fonctionner.

vendredi 15 juin 2012

Le pouvoir de l'image

Deux vidéos mémorables. Quoi de mieux qu'un blog perso pour conserver la mémoire de ces liens internet.

D'abord un peu de poésie sous-marine... renversante : http://www.petapixel.com/2012/01/03/the-mind-boggling-upside-down-world-beneath-the-surface-of-a-frozen-lake/

Ensuite, une bel exemple de solidarité et de résilience, façon Lion King : http://www.koreus.com/video/lions-buffles.html

mercredi 21 mars 2012

"A votre écoute, coûte que coûte"

"A votre écoute, coûte que coûte". L'autre jour, écoutant la radio d'une oreille distraite, je tombe sur l'émission éponyme de France Inter. Un truc ahurissant !

Deux soi-disant médecins psychiatres répondant aux interrogations d'un auditeur torturé qui raconte ses cauchemars. Au fur et à mesure de la conversation, l'homme avoue qu'il ramasse de jeunes inconnues au bord de la route, qu'il les emmène dans les bois, qu'il les viole, les torture et les tue. Que lui-même est garde forestier, qu'il vit encore avec sa mère et que celle-ci est morte il y a 4 ans. Le genre de tueur en série psychopathe qui a rendu certaines campagnes tristement célèbres.

Et nos deux médecins l'écoutent sans broncher, réagissant d'un ton badin et traitant le cas comme une banale consultation psychanalytique. De distraites, mes oreilles sont devenues tendues et je n'ai pu m'empêcher de monter le son pour être bien sûr de ce que j'entendais. Ahurissant ! scandaleux ! irresponsable ! A une heure de grande écoute (12h20), diffuser un truc pareil est totalement immoral. Et ces deux crétins qui devraient dénoncer l'auditeur à la police au lieu de "jouer à touche-zizi" dans le studio !

L'émission peut être ré-écoutée ici : http://www.franceinter.fr/emission-a-votre-ecoute-coute-que-coute-l-homme-qui-voulait-confesser-des-meurtres.

J'avoue avoir assez peu de finesse pour déceler au premier abord le second degré. Or, cette émission en est un monument. Un énorme canular, auquel j'ai bien cru durant plusieurs jours, avant de consulter plusieurs sites internet expliquant la supercherie (wikipedia, le nouvel Obs ...).

Bravo pour la qualité de réalisation de cette émission. Une fois que l'on a compris qu'il s'agit d'un canular, elle bouscule violemment nos idées reçues et le conformisme bien-pensant du journalisme actuel. A déguster au second, voire au troisième degré. La surprise est d'autant plus grande que l'on a été abusé par la crédulité initiale mais, comme toute tentative humoristique, cette émission prend le pari énorme de choquer irrémédiablement les gens aussi ou plus crédules que moi. Heureusement qu'internet est là pour nous sauver !

PS : il faut apprécier la subtilité du titre de cette émission qui prend tout son sens quand on mesure les réactions nombreuses et outrées que France Inter a pu recevoir de ses auditeurs...

dimanche 8 janvier 2012

Souvenir ferroviaire

C'était en 1997. L'homme descendit du train, accusé d'avoir volé la société. Il ne savait pas encore que la première entreprise ferroviaire de France allait lui extorquer 140 francs.

Habitant Paris, il avait l'habitude, le samedi matin, de rendre visite à ses parents qui vivaient dans une petite commune de banlieue. Grâce au dense maillage des transports en commun jusqu'en proche couronne, il disposait, entre son domicile et sa destination, de deux options : RER, trois stations dont un changement à Châtelet, ou métro, 15 stations dont 2 changements. Autant dire qu'il n'y avait pas photo questions rapidité et confort. Le hic, qu'il ne mesurait pas alors, est la différence tarifaire. Dans un cas, 12 francs pour aller jusqu'en zone 3 (hors de Paris, le RER est tout de suite en zone 2 ou 3), dans l'autre 6 francs pour aller presqu'au bout de la ligne de métro (zone tarifaire unique avec Paris).

Étant donné qu'il allait au même endroit, il pensait avoir le droit de voyager en RER avec un simple ticket de métro (le pass Navigo n'était pas né). Cette possibilité lui semblait confortée par le fait que les portillons automatiques d'accès aux quais acceptaient bien son ticket de métro. Mal lui en prit. Le quatrième samedi qu'il faisait cela, contrôle des billets.

Pris en flagrant délit de titre de transport non valide, il fut sommé de payer sur-le-champ 90 francs d'amende. Il n'avait sur lui que 83,45 francs et pas son chéquier, ce qui poussa la contrôleuse à dresser une contravention en bonne et due forme pour l'adresser à son domicile. Le trajet étant particulièrement rapide et le stylo de la contrôleuse particulièrement lent, arriva bientôt la station de destination de l'homme où il fallut retenir le train en gare pour donner le temps à la contrôleuse de terminer le remplissage du formulaire. Quand on connaît la densité du trafic ferroviaire sur cette voie et le coût social d'un retard intempestif, on se demande si la contrôleuse a eu bien fait de retenir le train en gare.

L'homme descendit donc du train à la station dite, avec cette consigne : "vous recevrez la contravention à votre domicile". Point de papier, rien qu'il put utiliser pour payer sa contravention ou porter réclamation auprès de la SNCF. De fait, il ne reçut rien.

Trois mois étant passés, arriva un jour au domicile de l'homme un commandement de payer, assorti de l'ouverture d'un casier judiciaire pour refus de paiement de contravention. Étonnamment, on n'avait pas son adresse pour lui expédier la contravention mais on l'avait pour menacer de poursuites judiciaires. Le montant pour arrêter les poursuites judiciaires n'était plus de 90 francs mais 230 francs, ce dont il s'acquitta de bonne grâce, estimant qu'il aurait à perdre à contester quoi que ce fût, vu qu'il n'avait aucune preuve.

Aujourd'hui, l'homme garde encore grief à cette contrôleuse zélée mais incompétente dont il aimerait pouvoir briser la carrière. Aujourd'hui, l'homme ne va plus voir ses parents, ni en RER, ni en métro.


SNCF, à nous de vous faire préférer le train !


PS : les montants peuvent avoir été déformés par la mémoire.

samedi 5 novembre 2011

Quand les poules auront des dents

Entendu ce matin sur France Inter, dans la remarquable émission de Philippe Meyer La prochaine fois je vous le chanterai, cette anecdote montrant qu'il ne faut jurer de rien, pas même au sujet des gallinacés dentifères. Je reproduis ici le texte intégral apparaissant sur le site "about.com" (http://urbanlegends.about.com/library/blgorsky.htm).



Here is a TRUE anecdote about Neil Armstrong...

When Apollo Mission Astronaut Neil Armstrong first walked on the moon, he not only gave his famous "one small step for man, one giant leap for mankind" statement but followed it by several remarks, usual communication traffic between him, the other astronauts and Mission Control. Just before he re-entered the lander, however, he made this remark "Good luck Mr. Gorsky."

Many people at NASA thought it was a casual remark concerning some rival Soviet Cosmonaut. However, upon checking, there was no Gorsky in either the Russian or American space programs. Over the years many people questioned Armstrong as to what the "Good luck Mr. Gorsky" statement meant, but Armstrong always just smiled.

On July 5, 1995 in Tampa Bay FL, while answering questions following a speech, a reporter brought up the 26 year old question to Armstrong. This time he finally responded. Mr. Gorsky had finally died and so Neil Armstrong felt he could answer the question.

When he was a kid, he was playing baseball with a friend in the backyard. His friend hit a fly ball, which landed in the front of his neighbor's bedroom windows. His neighbors were Mr. & Mrs. Gorsky.

As he leaned down to pick up the ball, young Armstrong heard Mrs.Gorsky shouting at Mr. Gorsky. "Sex! You want sex?! You'll get sex when the kid next door walks on the moon!"

True story.

samedi 5 mars 2011

Deux vieux, attablés, après le repas

(Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé serait purement fortuite.)

"- Non mais, de t'façon, j'vot'rai pas pour elle. Qu'est-ce qu'elle a fait pour nous ? Rien. Elle a rien fait pour la cité. Non, des promesses, des trucs pour les jeunes, ça oui. Mais nous rien. Elle s'en fout.
- Ouais, t'as raison. L'est comme les aut'. Gauche, droite, c'est tout pareil.
...

(plus tard)
- C'est comme l'aut'. T'as vu c'malade. Il l'a violée et découpée en morceaux. Faut-y être dingue !
- Nan, mais c'est des détractés sexuels, ces gens-là. Des détractés, des détraqués, des animaux. Faut les enfermer. Devraient pas avoir le droit de viv'.
- C'est les pulsions, ça ! C'gars-là, j'suis sûr qu'y r'luquait tout' les filles. Y pouvait pas s'empêcher. Combien qu'il a été condamné de fois, déjà ?
- Bah, j'dis pas, quand j'vois une femm'nue, ça m'arrive aussi... d'avoir un'rection. Mais j'sais me ret'nir.
- 'tain, à 78 ans ! T'y arrives encore ? Bah, mon vieux...
...

(encore plus tard)
- Y's ont inventé une machine. Avec ça, on pourra aller à 30 000 kilomètre heure. Non attends, 30 000 kilomètre par seconde !
- C'est rapide. Ç' fait combien, ça ?... La lumière, c'est combien d'jà ? 300 000 ?... 'dedieu, un dixième d'la vitesse d'la lumière !
- Ouais, c'est pas pour tout d'suite, mais en 2020... 2030, on pourra aller sur Mars en 39 jours.
- C'est le progrès. On ira en vacances là-bas.
- Même qu'on pourra y habiter. Au maximum, y fait 26 degrés, et au minimum, y fait -133.
- 26 degrés, c'est ' climat tempéré, ça.
- Ah, y sont forts ' chercheurs. T'sais combien y's étaient ? Un'trentaine, pas plus, et y's ont trouvé ça tout seuls.
- C'est qu'y en a, là-d'dans !"

Et ainsi de suite, sur la guerre d'Algérie, Dien Bien Phu, les politiques, la Royal, ton fils, l'intestin, la médecine, la société, etc. La vieillesse quoi !

mardi 8 février 2011

Croisé dans la rue...

... un type accroché à son portable : "... Non mais arrête avec les chaussettes. D'toutes façons, ma mère les mélangeait tout le temps. Elle disait qu'une chaussette était une chaussette... J'en ai jamais eu deux pareilles..." (bah, ça lui fera les pieds)

C'est fou ce qu'on peut dire d'inintéressant au téléphone. Quand je pense que certains prédisaient à Graham Bell que son invention n'aurait jamais de succès : "mais que voulez-vous que les gens se racontent avec votre engin ?"

C'est fou ce qu'on peut avoir l'air c... à parler comme cela dans le vide. Et les passants, obligés d'avoir l'air faux, à ignorer cet échalas qui parle à la cantonade sans s'adresser à eux pour autant. Faudrait pas avoir l'air indiscret.

L'indiscrétion malgré soi, c'est répréhensible ?

jeudi 6 janvier 2011

Blog

Blog. Diminutif de l'anglais "web log", obtenu par liaison des deux mots, puis aphérèse.

Web log. Littéralement, journal sur la toile (la toile d'araignée qu'est le "world wide web", le "ouaib" quoi !).

Web log, journal sur la toile (i.e. disponible en ligne). Pourquoi donc tenir un journal lisible par tous ou, du moins, par de nombreux internautes ? Nous ne sommes pas journalistes, que je sache ! Quelle pulsion pousse donc à se répandre sur le web, souvent en discours futiles et réflexions stériles ? Nous n'avons pas (sauf exception) de talent journalistique (ça se saurait), pas plus que nous n'aimerions voir un journal intime, renfermant nos pensées les plus secrètes (et honteuses ?), lu par tout le monde (et par certaines personnes en particulier).

Alors, est-ce l'anonymat du lectorat qui désinhibe les blogueurs ? Ou l'espérance d'une vaine célébrité de plume, pardon, de clavier ? Ou, d'une manière plus subtile et complexe, la recherche d'une forme d'expression catharsique censée nous libérer des frustrations, obsessions et contritions en tous genres de la vie quotidienne ? L'écriture (via un blog) comme thérapie psychique.

Web log. Journal sur la toile ou journal de la toile (i.e. racontant des choses du web) ? Probablement les deux à la fois. On commence un blog pour écrire des choses lisibles par tous via internet, puis on en vient progressivement à écrire sur les contenus que l'on a vus en ligne. Car, finalement, pour un blogueur en quête de lectorat (alors quelles sont mes statistiques de fréquentation aujourd'hui ?), le seul contenu intéressant les internautes est celui du web. Transformer son blog en miroir du web, renvoyer un écho sélectif et déformé du bruit permanent de la toile, n'est-ce pas la solution de facilité pour s'attirer des lecteurs en ligne ? Des "web readers", des "breaders" par liaison des deux mots, puis aphérèse...

lundi 3 janvier 2011

Conférence post-mortem

"La conférence prévue le 25 janvier par Monsieur X. est reportée en raison du décès du conférencier."

C'était une conférence sur la vie dans l'au-delà ?

jeudi 30 décembre 2010

Le renard et l'enfant

Un joli film, de Luc Jacquet, sorti au cinéma fin 2007. Sera apprécié des amateurs de nature, de faune sauvage et de promenades solitaires en moyenne montagne. Les autres trouveront cela un peu long mais, s'il y a bien une raison de voir ce film en entier, c'est pour deux scènes absolument stupéfiantes.

D'abord quelques mots sur le film. Prenez un documentaire animalier sur "les habitants de nos forêts", ajoutez une petite fille au milieu de l'écran et laissez une voix off vous raconter là-dessus une histoire d'amitié entre un renard et la fillette. Voilà à peu près le contenu du film. Comme toutes les fables, celle-ci est truffée d'incohérences, d'exagérations et d'événements exceptionnels mais l'on ne s'arrêtera pas à ce manque de réalisme.

Le renard est la vedette. Représenté à l'écran par plusieurs individus différents selon les scènes (ça se voit) et incarné, pour les scènes de pure comédie, par Titus, renard dressé, vétéran de 11 ans qui ne survivra que quelques mois à la sortie du film.

Personnage secondaire mais qui crève l'écran, une fillette de 11 ans (elle-aussi), forcément rousse (et oui, il faut bien un point commun avec le renard). Une frimousse absolument craquante. Incarnée par une certaine Bertille que l'on reverra certainement si ses parents lui laissent poursuivre dans la carrière cinématographique (un peu comme Brigitte Fossey révélée dans Jeux interdits ou Drew Barrymore dans E.T. l'extraterrestre).

Deux scènes stupéfiantes, donc. L'une est la poursuite du renard par un lynx au milieu de la forêt enneigée. Cette scène a ceci d'extraordinaire que, contrairement aux désormais classiques scènes de chasse à l'antilope par un lion ou un guépard qui figurent dans tout bon documentaire animalier sur la steppe africaine, celle-ci se déroule largement en zone boisée, le renard slalomant entre les arbustes et les racines couverts de neige tandis que la caméra suit le mouvement dans un travelling latéral. Comment fait-on pour faire courir un renard en quasi ligne droite au milieu des arbres alors qu'il tente d'échapper tant bien que mal aux griffes acérées d'un lynx dont l'agressivité est plus vraie que nature ? Mystère.
La seconde est là-aussi une prouesse de cinéma. Le renard, pris de panique à l'idée de se trouver enfermé dans la chambre de la petite fille, finit par grimper sur un meuble et, de là, à sauter à travers l'oeil-de-boeuf qui seul apporte la lumière du dehors. Comment fait-on pour faire sauter un renard à travers une vitre fermée depuis laquelle il lui est impossible de voir où il va atterrir ? Mystère.

Chapeau bas ! donc, aux réalisateurs de ce film.

Et qui a dit que jouer la comédie était l'apanage des seuls êtres humains ?